Laurent Baheux

#24 Laurent Baheux : « J’ai changé de vie pour me reconnecter avec le monde sauvage »


Vie au Carré, le podcast qui interroge sur l’équilibre vie pro / vie perso, a échangé avec Laurent Baheux, 51 ans, photographe sportif reconverti dans la photographie d’animaux sauvages.

5/10, c’est la note que s’attribue Laurent Baheux pour évaluer son équilibre de vie… Qui a été chamboulé, et amélioré, du fait de son changement de vie.

 

Changement de vie

Laurent est marié et a 4 enfants, âgés de 13 à 21 ans. Pendant longtemps, il a été photographe sportif et il enchainait les tournois de football, jeux olympiques et autres compétitions sportives pour « couvrir » ces événements aux quatre coins du monde. Il vivait alors à Paris, près des rédactions. « Au moment où j’en ai été le plus éloigné, j’ai ressenti le besoin de me rapprocher du monde sauvage » raconte-t-il. Il part donc pour l’Afrique, et plus précisément en Tanzanie, pour photographier la faune locale : « ça a été au-delà ce que j’avais pu imaginer », se souvient-il. Aujourd’hui, l’homme est un grand nom de la photographie animalière, en témoignent notamment ses collaborations et ses livres publiés sur les grands mammifères.

« Je crois que j’ai toujours eu ça en moi. Mes parents m’ont enseigné le respect du vivant et des animaux qui nous entoure », confie-t-il.

 

Nouvel équilibre entre l’Afrique et Poitiers

Son premier séjour sur le continent africain est un choc. Ses rencontres avec le monde sauvage le fascine. « Ce séjour m’a conditionné pour toutes mes expéditions ». Régulièrement, il se rend donc en Afrique et s’aventure parfois sur d’autres continents comme l’Artique « où la rudesse du climat nécessite plus d’organisation », précise-t-il. Le reste du temps, il vit à Poitiers avec sa famille.

 

Un rythme de travail très différent

Pour chaque expédition, il prend le contre-pied de son ancien travail : « Là où avant je travaillais sur commande pour des rendus très formatés, en allant en Afrique, je ne prépare presque rien. C’est le meilleur moyen pour moi de me laisser surprendre », nous dit-il. Lors de ses séjours, il se sent redevenir animal. « Je m’adapte à leur rythme pour les photographier quand ils sont actifs, surtout les prédateurs. Je me lève donc avant le lever du soleil et je me couche tôt ». Il organise lui-même ses expéditions d’une durée de quelques semaines jusqu’à trois mois. Facile à vivre pour ses proches ?

 

Gérer l’absence, être présent

Il l’assure, sa famille reste sa priorité. Son choix de changer de métier a d’ailleurs aussi été motivé par sa cellule familiale. Car, s’il est parfois parti loin, il choisit lui-même son agenda. A la rentrée des classes et pour les anniversaires de ses enfants, il se veut présent à Poitiers. Malgré des expéditions, il estime ainsi être plus présent pour sa famille. De plus, il explique que ces périodes éloignée de sa famille et de ses amis lui font apprécier de façon plus intense leur présence quand il est auprès des siens. Enfin, il nous raconte aussi qu’il a organisé certains déplacements en Afrique avec sa famille.

 

Militantisme

En voyageant pour son travail, Laurent Baheux est consterné : « J’ai vu la mesure de l’ampleur des catastrophes qui nous entourent et qu’on ignore». Pour se montrer plus cohérent avec ses convictions, le photographe est devenu végétarien. Il soutient, en outre, de nombreuses associations qui œuvrent à la protection de la nature et des animaux.

Son rôle d’observateur, en tant que photographe, ne lui suffit plus. Même s’il admet préférer rester derrière son appareil, il dit aujourd’hui « prendre ses responsabilités » et sera bientôt présent dans l’arène politique. Son combat pousse en outre ce grand timide à s’exprimer de plus en plus sur les réseaux sociaux, où il a acquis une certaine notoriété. Etape supplémentaire, il se dévoile de plus en plus et a accepté, après de nombreux refus, de participer à une émission télévisée sur son travail de photographe animalier.

 

Une vie de couple à préserver

Son couple reste sa grande fierté « 20 ans de vie commune, ce n’est pas rien ! » mais il l’admet aussi : « il y a des hauts et des bas, ce sont des équilibres fragiles à maintenir… » . Pour sa famille, Laurent Baheux assure être davantage « dans le faire que dans le dire ». Aller aux entrainements de ses enfants, entretenir le lien avec sa femme… Selon l’intéressé, ses priorités familiales sont désormais plus en harmonie avec sa vie professionnelle.

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A très vite,

Julie & Clotilde

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