Zartoshte Bakhtiari, maire de Nueill-sur-Marne se donne une note de 1 à 2 sur 10 pour évaluer son équilibre vie pro et vie perso.

#28 Zartoshte Bakhtiari : « Depuis le début de mon mandat, je n’ai pris que 4 jours de congés »

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Cette semaine, Vie au Carré, le podcast qui interroge sur l’équilibre vie pro – vie perso, échange avec Zartoshte Bakhtiari, 30 ans, maire de Neuilly-sur-Marne, une commune de 40 000 habitants située à une dizaine de kilomètres de Paris.

1 à 2 sur 10, c’est la note que s’attribue ce jeune élu. « J’ai beaucoup d’envies et d’ambitions pour la ville dans laquelle j’habite depuis 30 ans, explique-t-il. Cela a pris le pas sur tout le reste. »

En effet, Zartoshte a du mal à concilier vie pro et vie perso car il démarre sa journée autour de 8h à la mairie pour finir au plus tôt à minuit, et régulièrement vers 2,3 ou 4 heures du matin… « Je préfère terminer ce que j’ai à faire à la mairie et rentrer chez moi sans rien ramener à mon domicile », précise-t-il.

Le jeune maire, élu en juillet 2021, n’en est pas à ses débuts dans la politique, il a été élu conseiller municipal à 23 ans. Il a appris en même temps le métier d’avocat, pour lequel il a fait des études, et celui de conseiller.

La politique, une passion depuis toujours

La politique est une passion, Zartoshte savait que devenir maire imposerait une grande charge de travail. Il a d’ailleurs nettement diminué ses activités d’avocat, mais il a été surpris par l’intensité du début du mandat. « J’ai eu un moment de doute les 1er et 2e jour de mon mandat, quand je me suis aperçu que la tâche à accomplir était colossale, se souvient-il. Je me suis demandé si je serai à la hauteur. Mais j’ai très vite tourné la page du questionnement, il fallait que je le fasse. »

Il avoue en revanche qu’il se met beaucoup de pression, « les habitants sont des attentes fortes ». Mais il espère que plus tard dans son mandat le rythme ralentira un peu.

Les réseaux sociaux, un outil de communication sans information personnelle

Son engagement très jeune en politique l’a incité très vite à mettre des barrières pro et perso. « Il est important d’avoir une bulle politique et une vie personnelle avec sa famille et ses amis, même si c’est parfois compliqué car je vis dans la ville. Et votre voisin peut aussi vous solliciter pour un sujet pour le maire », commente-t-il.

Ainsi, il a aussi appris à gérer les remarques, positives ou négatives, de ses administrés, de visu ou sur les réseaux sociaux. « Je n’ai pas peur de la confrontation, je peux comprendre qu’il y a des situations de détresse, estime-t-il. En parlant et en respectant la personne, on arrive toujours à discuter. »

Mais l’exercice n’est pas simple, car il faut arriver à ne pas prendre personnellement les remarques alors que les critiques s’adressent au maire. « Il n’y a pas de filtre, témoigne Zartoshte, il faut se créer une barrière. Le métier d’avocat m’a beaucoup aidé. Quand on est en audience, on représente un dossier. Et quand un confrère peut faire des pics, on sait que c’est la robe qui est attaquée et non l’être humain ».

Bon épisode !

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A très vite,

Clotilde & Julie

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